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Même les doulas ont besoin de doulas !

  • 17 janv.
  • 2 min de lecture

Outre le fait que je ne peux pas porter le chapeau de doula alors que je deviendrai moi-même maman, la vérité c’est que je ne veux pas.

Le rôle de la doula est différent de celui du co-parent à tellement d’égard, que d’insinuer que les rôles s'équivalent c’est aussi de sous-estimer l’intensité de ce qui se vit lors d’une naissance.


Je connais bien le processus de ce qui nous attend, j’ai beaucoup de repères. Mais c’est la première fois que je le vivrai en tant que parent, avec la personne que j’aime le plus. J’ai besoin d’une doula pour tenir le rôle de « neutralité », celle qui me donnera une vision globale si je regarde les choses de trop proche.


Je porte en moi l’expérience de plusieurs naissances aussi belles que difficiles. Quand je pense à mon rôle de soutien, l’implication émotive me projette directement dans les scénarios les plus graves… comme pour me préparer à les vivre de plein fouet puisqu’on parle de MA famille. J’ai besoin d’une doula pour me ramener dans l’acceptation de l’inconnu, le moment présent.   


J’ai eu plusieurs contacts avec différents professionnels de la santé au travers les années. Des médecins, infirmières et sage-femmes qui sont arrivés avec une énergie pure, qui ont fait toute la différence. Et d’autres avec qui j’ai dû négocier ou arbitrer pendant plusieurs heures pour faire respecter les souhaits des parents que j’accompagnais. J’ai l’intention de vivre cette naissance dans l’accueil et l’amour. Pour être dans cet état d’esprit, j’ai besoin de savoir que quelqu’un protège notre espace, nos désirs.


Accompagner quelqu’un qu’on aime est la chose la plus énergivore que j’ai fait de toute ma vie. Ma belle-sœur, mes amies… Des naissances tellement puissantes qui se sont terminées avec moi qui pleure dans mon auto, vidée, brûlée. Je m’attends à vivre ce sentiment de façon décuplée. Une fatigue qui puise dans ma capacité à fonctionner pendant l’accouchement, mais aussi après. Je vois la présence de notre doula comme un relais important, me permettant de me conserver pour pouvoir tenir sur le long-terme.


Alors c’est vrai, je connais bien les positions d’accouchement. J’ai plusieurs outils de soulagement de la douleur dans mon sac. Je navigue en terrain plus connu que la majorité des co-parents. Ce sont des compétences qu’on ne m’enlève pas.


Cependant, je ne serai jamais capable d’être ma propre doula, ni celle de ma blonde.


Je me déposerai doucement dans l’espace soutenu par notre doula, je visualise mon ancrage dans son énergie bienveillante et sécurisante. Je ne porterai pas le poids de l’accompagnement seule, on a quelqu’un dans notre équipe qui nous tiendra jusqu’au bout.


Alors oui, on sera très bien accompagnées. On a fait le choix d’avoir une doula.

 
 
 

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